Pêche : Le bateau suspect.
![]() |
| Chalutier russe Vasiliy Filipov |
Alerté par Greenpeace Afrique dans son communiqué du 15 février dernier, l'arrivage du bateau de pêche au pavillon russe a fait la une des journaux dans un pays où l'hiver dicte ses lois sur les pêcheurs, dans un Sénégal où la présence des multinationales dans les eaux ne permet plus à un jeune pêcheur de rêver plus grand et laissant la vendeuse de poisson dans un désarroi total.
Mettons un rai sur le contexte d'arrivage du bateau qui a tant suscité l'attention de certains des sénégalais , avant d'en finir d'exposer le désarroi des pêcheurs, vendeurs et clients en ce temps de fraîcheur dans le secteur de la pêche à Soumbédioune.
D'une capacité de stockage estimée à plus de 2000 tonnes et d'une longueur de 120m, le chalutier au pavillon russe costé depuis le 07 février dernier entra en activité le jour suivant dans les eaux sénégalaise faisant ses va et viens de la petite côte à la Casamance, une arrivage pourtant non communiqué par les autorités étatiques, ce que fera le géant militant contre la surpêche, le réchauffement climatique: Greenpeace Afrique.
Dans son communiqué en ligne du 15 février l'ONG, d'une sonnette d'alarme retentissante installa dans la crâne des lecteurs en ligne sénégalaise une présence suspecte du bateau rattaché à une grande entreprise qui était au cœur des scandales dans le secteur de la pêche ces derniers mois en Namibie, la fameuse Shamreji. Cette sonnette fera la une des journaux du pays. Même si le vasiliy n'est pas aussi contesté, mais sa venue dans les eaux est mal perçu pour bon nombre de sénégalais car le domaine nautique vis un branle-bas opposant pêcheurs locales et multinationales. Ce grandissime favori qui ravage tout sur son passage en des mois laissera sans doute le "napkatt" sénégalais dans une vie de débrouillard comme d'autres multinationales.
Aux larges de Soumbédioune, une désolation au cœur des activités, pêcheurs et vendeuses expriment leur mécontentement :
Ancré au cœur de Dakar, face à l’Atlantique, le quai de pêche artisanale de Soumbédioune est un lieu mythique. Historique également car protégé de la houle par les îles de la Madeleine, c’est l’un des premiers lieux habités de la zone, bien avant que Dakar devienne la capitale du pays. C’est en fin de journée que Soumbédioune s’anime, au retour de la pêche
A nos premiers pas en formulant un salamalec, devant nous une dame, qui répond avec sa voix base ''maley kum salam sama doom''. Soda SARR son nom, elle trouve difficile la situation actuelle que constitue leur quotidien dans ce quai de Soumbédioune. Elle est entrain de couper en morceau ses poissons. Regardant sa table presque vide l’on se questionne qu’est ce qui explique cette rareté des poissons ? Celle qui s’empresse de nous répondre montre son amertume. Selon elle, l’Etat est l’unique responsable de la rareté des poissons. Se justifiant, elle martèle d’un ton amer « depuis qu’on a vendu nos côtes aux occidentaux et que les bateaux commencent à se multiplier, on a du mal à trouver du poisson ».
![]() |
| Poissons en vente au marché de poisson à Soumbédioune, photo prise par Ibrahima DIOUF |
Ainsi, on note de plus en plus une affluence au niveau du quai. Au crépuscule, prenant le chemin qui mène vers la sortie, notre rencontre avec Astou NDIAYE s’est faite. Trouvée en train de faire le marchandage, la dame voilée de teint noir est venue acheter de poissons, elle solde au vendeur. « Maintenant les poissons sont tellement chers et nous sommes obligés de faire avec les moyens du bord » fustige-t-elle au micro du camarade étudiant, Alioune Badara MBATHIE.
![]() |
| Une cliente négociant le prix au vendeur à Soumbédioune, photo prise par Ibrahima DIOUF |
La pêche au Sénégal,ces derniers temps vit une situation craintive, avec l'arrivée des firmes qui dominent la pêche artisanale, cette dernière qui au profit de la population contribue à l'équité sociale, pour la sauver, à mon humble avis l'État doit limiter le nombre de licence attribué aux premières afin qu'il y ait plus d'équilibre dans ce secteur qui nous nourrit tant.
Ibrahima DIOUF, étudiant en journalisme au CESTI-UCAD.



Bel article cher frère. Le seul défaut..... Sérère nga 😇🤛🏽
RépondreSupprimer😆🤣🗞️ Accepte qu'on est les nobles de ce pays à l'hospitalité légendaire.
Supprimer