Culture: Le Touré Kounda, par trois musiques.
Le groupe Touré Kunda en trois oeuvres
Frères de sang, de case et de lait, ils naquirent à
Santhiaba, un quartier populaire de la capitale de la verte Casamance (Ziguinchor)
dans les années 1960. Les frères Touré (Amadou, Ismaïl, Sixu, Ousmane et
Hamidou) chantent en mandingue dès leur plus jeune âge au cours des cérémonies
religieuses et traditionnelles jouées à la kora et au sabar. En 1977, Ismaïla
et Sixu forment le groupe Touré Kunda (ce qui signifie famille
éléphant en mandinké). Plutard les Touré Kunda s'imposeront comme les
précurseurs de la world music. Considéré comme des pionniers de la musique
africaine en France à la fin des années 70, les frères Touré Kunda sont tout
simplement un des groupes clé et essentiel de cette nouvelle France
multiculturelle qui rayonne aujourd’hui bien au-delà de la musique. Partout
où il va, l'orchestre y laisseleur trace, véhiculant la culture africaine
mandingue et soninké.
Auteur de ''fondiké'' ou la jeunesse, cette chanson
rayonne partout au Sénégal pendant les campagnes électorales et lors des grands
événements, dans lequel ils chantent la jeunesse casamançaise en explorant la
nostalgie de leur Ziguinchor natal. Ici les frères invitent la jeunesse à garder le lien de
voisinage tout en soulignant l’importance de la famille. Dans cette chanson, le
retour au bercail occupe une place importante, c’est pour profiter du temps
magnifique des récoltes, une saison entre guillemet en Casamance. Ces moments
fabuleux que connaissent tous digne fils de la terre d'Aline Siteo, rythme
aux sonorités du tam-tam, imposant le "Jambadong" ou la danse des
feuilles en langue mandingue.
Avec "Salya" Touré kounda fait l’éloge des mamans mandingues, battantes guerrières, sources de motivation inégalées. À la sonore de la kora, du balafon et de la guitare.
Si les « sama ñimbaa » se présente romantique, il faudra aussi noter que l'orchestre est conscient de cela qu'avec un milieu culturel mandingue où le désespoir fait surface. C’est ainsi qu’Il sort « Cyndi », une chanson de conseil au culte du travail et de la persévérance dans tous les domaines faisant croire aux mélomanes que pour eux il n y a pas de barrières infranchissables

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